lundi 19 juin 2017

Château de cartes ou jeu d'échec ?


   C'était il y a un an, lors du Challenge Séries 2016, que j'ai commencé la série House of Cards. J'en avais beaucoup entendu parler, on me l'avait même conseillé, et pourtant malgré beaucoup d'ingrédients qui pouvaient à coup sûr me plaire je ne l'ai commencé que très tard. C'est un mal pour un bien car de ce fait j'ai pu visionner les quatre saisons d'une traite, et quel plaisir ! Il est donc temps pour moi de m'arrêter aujourd'hui sur ce petit bijou de la télévision, rentré avec une facilité déconcertante dans mon top 5.

    Mais House of Cards, de quoi ça parle ? C'est une série politique produite par Netflix, qui fait grandement parler d'elle dans la sphère des sériephiles. C'est aussi le remake américain d'une série anglaise, mais qui fait donc les choses bien à sa façon puisque les systèmes politiques ne sont pas tout à fait pareil dans les deux pays. Dans le pilote de la série, le décor est planté : Frank Underwood, personnage principal, politicien expérimenté, se fait piquer la place qu'il convoitait tant. Suite à ça, il décide de changer complètement son fusil d'épaule, de ne plus faire dans les règles, mais bien de suivre les siennes et de tout faire pour se hisser sur la grande marche. On comprend rapidement que le but de Frank est de devenir président des Etats-Unis, et que dans les premières scènes de l'épisode, tous les personnes l'entourant auront à un moment ou à un autre un rôle. Frank est entouré de deux personnes importantes : Claire, sa femme, qu'on comprendra rapidement tout aussi ambitieuse que son mari, et Doug, son bras droit, qui ferait n'importe quoi à la demande de son patron.

   Les sujets centraux varient selon les saisons, car l'histoire progresse. Cependant on retrouvera les mêmes éléments pendant les cinq saisons, simplement revisités, mieux maîtrisés. L'importance de la presse est bien présente tout au long des saisons, presse qui est soit un allié quand Franka arrive à maîtriser cet élément, soit un ennemi quand cet élément s'attaque à lui. Autre grand personnage non humain de la série, c'est bien entendu la Maison Blanche, et tous ceux qui y circulent. Deux entités puissantes qui s'uniront, se démoliront tout au long des saisons. Et dans ces deux puissances, des personnages, certains bons, justes, certains plus machiavéliques. La série révèle sans nul doute le côté qu'on aime imaginer de la politique : celui des stratégies, des alliances, des coups bas, des trahisons, des vengeances. La politique est montrée comme un jeu d'échec, il y a le but final, les façons d'y arriver, les pions, les pièces maîtresses du jeu, le tout dirigé par un esprit intelligent qu'est celui de Frank Underwood.

     La série m'a tout de suite accrochée. Intéressée par la politique de base, cela a peut-être joué, mais je suis certaine que c'est une série qui peut plaire à tous. Il y a des intrigues, à la fois politiques, personnelles et amoureuses. Mais ce qu'il y a de mieux dans House of Cards c'est son atmosphère. Il y a bel et bien une ambiance propre à la série, qu'on voit déjà au visuel : tout est très froid dans la série, très gris, très organisé, très droit. Tout est à sa place dans une ambiance presque glaciale dans laquelle évoluent tous les personnages, qui sont eux-mêmes froids, gris et organisés. Le grand coup de maître, si je puis dire, de la série, ce sont aussi les moments face caméra. En effet Frank à des moments, nous parle. Comme des apartés rien que pour nous, pour nous expliquer la situation, pour dévoiler ses projets, ses plans tordus. Il fait de nous non plus de simples spectateurs, mais des complices de ses actes. C'est un homme charismatique aux actes troubles qu'on ne voudrait pas cautionner, mais qui par ce système de face caméra, nous inclue contre notre grès. 

    Difficile de faire concis sur une série aussi complète. Pour autant je vous conseille franchement le visionnage de House of Cards, qui amène drame, rebondissement, malice, stratégie, rire, pleure, le tout dans une atmosphère bien à elle. Les intrigues et les personnages évoluent tout du long, il y a des alliances qui se font et se défont, même celles qu'on pensaient durables pour toujours. House of Cards c'est la loi du plus fort, mais en plus rusé.

Eléonore
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mercredi 7 juin 2017

7 raisons de se mettre à la k-pop


   C'est la premier fois que je fais un article du genre, mais je me suis que ça pourrait être intéressant pour ceux qui ne sont pas encore tombés dans l'univers de la k-pop, de comprendre pourquoi ça a pris autant d'importance et de vous donner quelques raisons de céder. Il est possible d'avoir une mauvaise opinion sans avoir forcément déjà écouté cette musique, parce que ça semble être un monde un peu à part dans l'univers musical, avec une fanbase solide et active qui peut un peu rebuter. J'avoue avoir eu un peu d'a priori au début, parce que j'avais l'impression que c'était surtout une image négative qui en ressortait. Voici donc X raisons de découvrir ce style.

1. La k-pop ce n'est pas qu'un seul style de musique. C'est souvent résumé à "pop coréenne" mais c'est en fait bien plus que ça, c'est un véritable mélange de genres. Si bien entendu le fond reste souvent très pop, il est agrémenté de rap, de r'n'b, de rock, d'electro, de dance, ou être simplement une ballade. C'est pour moi ce qui fait le grand charme de la k-pop, de ne pas être défini par un style, de savoir mélanger, de savoir expérimenter, et faire des assemblages orignaux qu'on n'entend pas forcément en Occident.

2. Un peu de dépaysement. Le français on connait, l'anglais on connait, même l'espagnol et les langues nordiques on commence à les entendre, mais souvent le coréen c'est nouveau à l'oreille. Le plus clair du temps, on comprend pas ce qu'il veut dire si on n'est pas bilingue, et si ça peut en rebuter certains, c'est une découverte, un exotisme qui peut aussi plaire. Les titres sont souvent en anglais, et il y a aussi souvent quelques mots ou quelques phrases en anglais dans les chansons, donc si, on peut quand même chanter avec !

3. Des groupes bien remplis. Bien entendu, dans la k-pop il y a des artiste solo, mais c'est vrai que la musique est surtout dirigé par des groupes. En Occident, il n'y a pas tant de groupes de chanteurs que ça, et il est rare de les voir dépasser les cinq membres. Alors qu'en k-pop, il n'y a rien de choquant à voir des groupes de sept, de neuf, ou de onze membres. Encore une fois, on aime ou on aime pas, et c'est souvent un peu compliqué de s'y retrouver, mais c'est un charme qu'il faut leur laisser. Et c'est une sacrée performance de gérer autant de monde, de tout synchroniser autant dans les paroles que dans les chorégraphies.

4. L'importance des chorégraphies. Oui parlons-en des choré ! On en a aussi par chez nous, mais ça n'a rien à voir. Dans la k-pop c'est vraiment important, tellement que toutes les représentations reproduisent cette chorégraphie qui correspond à la chanson, et qu'il y a sur internet ce qu'on appelle des dance practice, où les membres dansent pour qu'on puisse reproduire les pas si ça nous plait. De ça est né pas mal de vidéos et de chaines de covers de danse. Il n'y a pas de choré pour toutes les chansons, mais souvent les clips ont une grande partie dansée autant qu'une partie esthétique.

5. La beauté du visuel. Outre la chorégraphie, le gros charme des clips de k-pop se sont l'esthétisme apportée. C'est clairement plus travaillé, plus original, et plus ambitieux que les clips occidentaux. D'ailleurs dans le milieu on dit M/V pour music video. Avant d'aimer la k-pop je ne m'intéressais pas du tout aux clips, car souvent sans grand intérêt que de voir l'artiste, mais depuis j'adore. L'esthétisme est vraiment présente, au niveau des partis pris des couleurs, des décors, des costumes. On est plongé dans un monde beau visuellement qui donne envie de voir le clip encore et encore, pour en comprendre les détails, ou simplement pour admirer le travail derrière. 

6. La proximité des artistes. Bon quand je dis proximité je veux pas dire physiquement, parce que c'est à peine s'ils viennent en Europe pendant leurs tournées, ni même au niveau de la langue parce que tous ne parlent pas anglais. Mais en Corée la k-pop c'est vraiment le premier style de musique, et il a une grande importance dans la vie des artistes (dits idols) et des fans. Ils sont souvent filmés, photographiés, ils participent à des interviews, à des shows télévisés, ils ont tout pour se promouvoir. Bien entendu c'est aussi le cas pour nos artistes occidentaux, mais c'est vraiment plus "intimes" dans la k-pop, ou même des moments de vie, des sortes de bêtisiers, peuvent sortir. De ce fait il y a énormément de vidéos des idols.

6. Découvrir toujours plus. Ce point peut reprendre l'ensemble des points précédents. On peut découvrir vraiment beaucoup de choses en écoutant de la k-pop, première une diversité des styles, des "concepts" proposés par les artistes, des arts (entre musique, danse, et visuel). Vient ensuite la découverte d'une nouvelle langue, n'une nouvelle écriture, d'une nouvelle culture. Devenir de plus en plus curieux de comment on fait et on voit les choses en Corée, qui s'avère souvent bien différent de ce que l'on fait chez nous. Et enfin décider de ratisser plus large, et de s'intéresser au cinéma coréen (qui commence à vraiment monter en puissance d'un point de vue international), mais aussi aux dramas (style télévisuel que j'adorais quand j'étais plus jeune et que j'ai -un peu- repris depuis que je me suis mise à la k-pop), à la littérature, à la langue, à la cuisine, ... 

   Et pour conclure cet article quoi de mieux qu'une petite sélection de mes chansons et m/v préférés ? J'écoute autant de boys bands que de girls bands, donc chacun devrait trouver son bonheur.


Eléonore
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vendredi 2 juin 2017

Le film de la semaine : bilan de mai


     Qui dit fin du mois, dit article bilan sur les films que j'ai pu voir. J'avais décidé d'un thème pour mai : les biopics. C'est un genre que j'aime particulièrement parce que je suis toujours curieuse de connaître la vie d'artistes et stars que j'aime, ou de connaître une histoire extraordinaire qui s'est véritablement passée. C'est un thème que je referai sûrement au cours de l'année, parce que j'ai une longue liste de biopics à voir. J'ai aussi été deux fois au cinéma, deux film hors thème des biopics mais que je me devais d'ajouter quand même.

Frida | La vie de Frida Kahlo, artiste peintre mexicaine du XXè siècle qui se distingua par son oeuvre surréaliste, son engagement politique, sa bisexualité. → Frida, c'est un sacré personnage. J'en entends parler depuis des années, mais j'avoue avec honte que je suis jamais allée voir plus loin de qui elle était, et de ce qu'elle faisait. Ce mois des biopics était donc le moment parfait pour me faire ce film, et tout apprendre d'elle, ou presque. J'ai vraiment beaucoup apprécié le film, par son esthétisme, par sa façon de raconter cette histoire, mais c'est surtout Frida qui m'a interpellée. Je comprends maintenant pourquoi tant d'engouement envers elle, c'était une femme incroyable forte, talentueuse et pleine de valeurs et d'opinions. Un caractère fort ponctué d'une sensibilité humaine et artistique, je dis oui.

Dalilda | Le film est le portrait intime d’une femme absolue, complexe et solaire. Une femme moderne à une époque qui l’était moins. Malgré son suicide en 1987, Dalida continue de rayonner de sa présence éternelle. → Dalida, c'est un personnage qui m'a toujours fasciné. Elle n'a jamais été oubliée de français, et même si je suis née bien longtemps après sa mort, j'en ai entendu parler encore et encore. Je voulais absolument voir le film à sa sortie, mais je n'ai finalement pas pu, mais c'est maintenant chose réglée. C'est un vraiment bon film, qui dure longtemps mais ne s'éternise pas. Je n'ai pas vu le temps passer, tant j'étais fascinée par le personnage, par sa vie, par ses tracas. Le seul reproche que je peux faire, c'est que le film se fixe surtout sur ses relations amoureuses, et moins sur sa psychologie ou sa passion de la musique, et j'ai trouvé ça dommage. J'avais le sentiment qu'elle a été réduite à ses histoires de coeur en fait, mais ça reste un film que je conseille si vous aimez Dalida ou que vous voulez en savoir plus sur sa vie.

Walk the line | 1957. L'Amérique ébahie découvre la première rockstar de l'Histoire. Son nom : Johnny Cash. "L'homme en noir" a connu tous les excès. → Première chose à savoir : j'adore Johnny Cash. C'est donc naturellement que ce film était dans ma liste de films à voir cette année, et qu'il rentrait parfaitement dans le thème de ce mois. On découvre les débuts du grand chanteur, comment à a débuté, comment il a vécu ce passage de personne lambda à rockstar. Sa relation avec la chanteuse June Carter est l'élément essentiel du film, et autour de ça valse sa relation avec son père, sa première femme, et la drogue. Un film qui a à la fois cassé un peu le mythe que j'en avais, tout en le réveillant en même temps. Il a vécu des merdes, c'est pour ça que ses chansons sont vraies. Biopic qui n'a pas été un coup de coeur pour autant, il y a eut des moments où je me suis ennuyée, mais je le conseille tout de même au fan de Cash et de country.

Le roi Arthur | Jeune homme futé, Arthur tient les faubourgs de Londonium avec sa bande, sans soupçonner le destin qui l'attend – jusqu'au jour où il s'empare de l'épée Excalibur et se saisit, dans le même temps, de son avenir. → On sort complètement du thème biopic. C'est le premier film vu au cinéma que j'ai à vous présenter. Il reprend donc la célèbre légende du roi Arthur, qu'on connait tous plutôt bien puis-ce qu'elle fait partie de l'imaginaire occidental depuis longtemps. C'est une légende que j'adore et que j'aime redécouvrir. Le film est un mélange d'action, d'épique, et de touches comiques. C'est un bon film, avec de beaux décors, une belle bande-son, des personnages plutôt séduisants, mais il n'a rien de transcendant pour autant.

Les gardiens de la Galaxie | Les Gardiens vont cette fois devoir lutter pour rester unis lorsqu’ils percent le mystère de la véritable filiation de Star-Lord. → Deuxième film vu au cinéma. J'avais vu le premier il y a peut-être un an, parce que je suis toujours récalcitrante face aux films qui buzzent. J'ai bien aimé le premier, mais sans plus. Ce second volume par contre a été un gros coup de coeur. Les éléments comiques, d'action, du premier ont été repris, ainsi qu'une bande-son toujours géniale à écouter. J'ai sûrement préféré le second parce que je l'ai vu au cinéma, et je pense que ça change pas mal de choses. Les personnages sont toujours aussi drôles et excellent, l'intrigue principale était bonne à suivre, et il y a eu des passages véritablement émouvants.


   Le mois de juin étant le Pride Month, je vais essayer de faire un thème spécial LBGT, vu que j'ai en plus une longue liste à voir de films qui traitent de ce thème, mais si vous avez des recommandations, je suis pour aussi. On se retrouve le mois prochain pour l'article bilan de juin, et entre temps pour un (voire deux) articles musique !

Eléonore
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dimanche 14 mai 2017

Les 13 raisons d'une fin


   Impossible d'être passé à côté de cette série événement de Netflix, 13 Reasons Why. On peut dire que la com a bien fait son boulot, parce qu'elle était attendue avec impatience par beaucoup de personnes, et qu'elle a fait un très bon score une fois sortie. Elle s'est aussi placée en première place des séries de Netflix les plus commentées sur twitter, autant dire que le succès a été au rendez-vous. Les séries à buzz, j'avoue préférer en rester loin, tout comme les séries plus "adolescent", c'est pour ça que les séries que je commente sur mon blog n'en sont jamais. Mais pour 13 Reasons Why, c'est le sujet traité qui m'a plus qu'intéressé : celui du harcèlement, et surtout, ses conséquences.

   Pendant treize épisodes, on suit Clay, un jeune garçon qui a reçu une boite contenant des cassettes. Cassettes laissées pas Hannah, qui visent chacune une personne en particulier du lycée dans lequel elle se trouve. Une personne qui lui a fait du mal, qui l'a plongé dans une dépression dont la seule solution envisageable pour elle était la mort. Pendant treize épisodes on va donc suivre Hannah qui raconte son histoire à Clay à travers ces cassettes, dans un tournoiement de personnages qui gravitent autour.

    Peu de séries osent évoquer le sujet du harcèlement, et c'est toute l'audace que je salue pour 13 Reasons Why. C'est un sujet qui me tient à coeur, que j'ai déjà eu l'occasion d'évoquer dans mon blog, et j'ai été donc très sensible à cette envie de montrer que le harcèlement c'est courant, que c'est vécu par beaucoup -trop- de monde, et que ça peut laisser des marques à vie, et mener à des situations sans espoir. C'est une série qui a permis d'ouvrir les yeux à pas mal de monde, de ce que j'ai pu voir sur les réseaux sociaux. Grâce à elle, des jeunes harcelés ont osé prendre la parole et demander de l'aide. Parce que non être harcelé, ce n'est pas normal, et c'est des fois ressenti comme tel ! 

   A chaque épisode, on suit un personnage, une histoire. Il y a eu des cassettes peut-être plus fortes et dures que d'autres, et j'ai pu voir que certaines raisons ont même été moquées, jugeant Hannah comme exagérant les choses. Je maintiens que même les petites choses, les petits actes, les paroles légères, peuvent faire énormément de mal à une personne, et que si elle a ressenti tout ça aussi grandement, c'était totalement légitime de sa part et personne n'a le droit de monter ça contre elle. Bien entendu quand je dis ça, je ne parle pas seulement de la série, mais de la vie en générale. On ne sait pas ce qu'il se passe dans la vie et le coeur des autres, comme ça a été justement dit dans la série.

   Des moments véritablement rudes ont été montrés dans 13 Reasons Why. Des moments touchants, drôles, plein de surprise aussi. C'est une série dramatique, et triste, nul doute là-dessus, mais il y a aussi eu des moments plus légers qui contrebalançaient parfaitement avec la teneur sombre de la série. Des personnages forts et attachants, mais aussi et surtout des personnages détestables. Des parents perdus qui ne comprennent pas pourquoi leur fille a fait ça, un Clay qui aimait tendrement une Hannah qu'il n'a pas pu sauver, et des coupables qui n'arrivent pas toujours à vivre avec ce qu'ils ont pu faire. 

     Tout n'était pas parfait dans cette série. Il y a eu des longueurs, des scènes pas forcément nécessaires, et elle reste au final tout de même adolescente et tournée vers ce public, ce qui est dommage car elle n'intéressera sûrement pas la grande majorité des adultes qui auraient bien des avantages à voir une série comme ça aussi. Mais c'est une série qui m'a plu, qui m'a fait réfléchir, et m'a donné envie de vous en parler aujourd'hui. Rien que par curiosité d'en savoir plus sur le sujet du harcèlement, sur ce qui peut en résulter, c'est une série que je recommande vivement, mais je sais d'avance qu'elle ne pourra plaire à tous. Non, 13 Reasons Why n'est pas un chef d'oeuvre comme on peut en voir sur le petit écran, mais c'est une série qui reste importante de par le sujet travaillé tout le long, parce qu'il permet d'ouvrir les yeux, de prendre conscience, et c'est aussi le rôle de l'art.


Eléonore
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dimanche 7 mai 2017

Le film de la semaine : bilan d'avril


   Ce mois d'avril n'a pas été aussi fort en visionnage que celui de mars, mais j'ai tenu le quota des quatre films par mois, c'est déjà ça. Pour avril, je n'avais pas de film prévu, ni de film que j'avais absolument envie de voir. Tout s'est plutôt fait par envie du moment, et c'est donc ainsi que je me retrouve étrange avec quatre films qui rendre dans la catégorie épouvante-horreur (sans être véritablement des films d'horreur, puis-ce que je n'aime pas du tout ça de base). Voici donc le bilan de ce mois.

American Nightmare 1 et 2 / Dans un avenir proche, le crime a été éradiqué. Pendant douze heures, une fois par an, tout le monde peut commettre un crime sans être arrêté. → J'avais vu le troisième parce que l'actrice principale est une actrice que j'adore, et j'ai été totalement charmée par l'idée de cette saga. Pendant douze heures, tous les crimes sont permis, ce qui montre une facette sadique de l'homme, une facette qu'on connait tous. Le premier propose un huis-clos dans la maison des protagonistes qui devront donc affronter des ennemis de l'extérieur cherchant à s'introduire pour les nuire. C'est celui des trois que j'ai le moins aimé, même si je l'ai aussi apprécié. Le deuxième se passe cette fois-ci à l'extérieur, et suit des personnages qui ne se connaissent pas mais qui devront essayer de survivre à cette horrible nuit ensemble. J'ai aimé ce dernier parce qu'on évoque un début de politique. Ce système nuit surtout aux pauvres, qui sont les premières victimes de cette nuit d'horreur, et c'est ce qui sera aussi dénoncé dans le troisième volume, qui reste mon favoris des trois.

Dernier train pour Busan / Un virus inconnu se répand en Corée du Sud, l'état d'urgence est décrété. Les passagers du train KTX se livrent à une lutte sans merci afin de survivre. → Je n'ai entendu que du bien de ce film, et ce fut un véritable coup de cœur ! J'avais absolument envie de me diriger vers des films asiatiques cette année, et j'ai véritablement aimé la façon de mettre en scène les zombies. J'avoue être assez fan des zombies, et je vais peut-être commencer à regarder plus de films là-dessus, Dernier train pour Busan m'en a vraiment donné envie. On suit les passagers d'un train dans des situations dangereuses et effrayantes, avec des zombies beaucoup plus rapides, réactifs et inquiétants que ceux que j'ai déjà pu retrouver dans le milieu américain. Des personnages attachants, des situations qui tanguent entre angoisse, sentiment. J'ai vraiment été pris dans le film, je me suis attachée -malheureusement- à certains personnages, et j'ai aimé voir cette façon de raconter la catastrophe des zombies.

Resident Evil : Finale Chapter / Alice, seule survivante de la bataille de Washington contre les zombies, doit retourner à l’endroit où le cauchemar a débuté : le Hive à Raccoon City. → Chapitre final d'une longue saga, dont je n'ai vu aucun film avant celui-ci. J'avais peur d'être un peu paumée par rapport à l'histoire, mais je pense m'en être sortie sans soucis. J'ai toujours voulu tenté cette saga et c'est un peu par hasard (comme pour le reste des films de ce mois) que j'ai voulu voir ce que c'était. Beaucoup d'effets spéciaux, beaucoup d'actions, beaucoup de screamers. Mais aussi une quête d'une identité et d'un monde qui touche à sa fin. J'ai bien aimé ce film, parce que j'avais envie d'action, de divertissement, et j'ai eu tout ça. Je ne peux pas juger de sa qualité par rapport aux précédents, mais il est certain que je vais rattraper mon retard et regard tous les autres, parce que j'aime ce genre de monde post-apocalyptique et dystopique.



C'est donc tout pour ce mois un peu plus brouillon que les autres pour le moment, mais qui finalement se regroupe assez bien de par les films vus. J'en suis donc à 20 films vus sur les 52 normalement prévus pour le challenge. Autant dire que pour une fois je m'en sors pas mal, et que j'ai même l'ambition d'aller au-delà des 52 - mais ça, on verra bien. Pour le mois prochain, je réserve une thème spécial, comme j'avais dit que j'en ferai parfois.  

Eléonore
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vendredi 28 avril 2017

Challenge Séries 2017 : premier bilan


    Avril se termine, et il est déjà temps de faire mon premier bilan du Challenge Séries 2017. Comme l'année dernière et celle d'avant, j'ai décidé de ne pas faire des bilans tous les mois, jugeant que ça serait peu pertinent, mais plutôt d'en faire trois fois dans l'an, tous les quatre mois. Le premier fin avril, le second fin août, et le dernier fin décembre/début janvier comme un bilan final de cette année. Pour retrouver l'article précédant qui parlait du challenge et du pourquoi j'ai choisi ces séries, je vous retrouve ici. Je dois avouer être fière de moi pour ce premier bilan, parce que j'avance vraiment bien : sept séries sur douze ont été entamées, 169 épisodes ont été vus, pour une avancée de 41%, soit un peu moins de la moitié en quatre mois. C'est mieux que les années précédentes, et je rajoute à ça deux séries que je compte inclure dans le challenge, ce qui me ferait donc maintenant quatorze séries à voir. 

Supergirl → Cette série, je n'en attendais rien. J'étais même certaine de ne pas l'aimer. J'avais vu des extraits, et j'avais peur que ce soit trop cul-cul, trop gentille, et mal écrite. Et ce fut un gros coup de coeur. Je suis la première surprise, mais c'est clairement une des plus belles découvertes de cette année. Le personnage principal de Kara est en réalité bien écrit, bien exploité (dans la première saison en tout cas, dans la deuxième ça devient malheureusement assez catastorphique ...). On voit le personnage se découvrir, se former, et être entourée de personnages forts comme sa soeur, sa patronne ou son mentor. Supergirl est une série touchante, qui aborde de beaux sujets tels que le féminisme, la place de la femme, l'homosexualité, l'immigration, la différence. Je trouve que la seconde saison gâche énormément le potentiel incroyable qu'avait la première, ce qui me déçoit un peu.

Stranger Things →  Véritable phénomène de 2016, c'est la première ou la seconde série que j'ai commencé. Une saison, une dizaine d'épisodes, rien de bien ambitieux pour commencer. J'ai bien aimé cette première saison, les intrigues sont bonnes, l'ambiance 90s est superbe à retrouver, il y a des personnages vraiment excellents. Je vois avouer ne pas avoir été emballée à 100% par cette série. C'est souvent mon risque quand je prends des séries qui ont fait le buzz, c'est que j'en attends tellement que j'en finis un peu déçue (comme Jessica Jones l'année dernière). Je ne dis pas que je n'ai pas aimé, loin de là, mais elle ne marquera sûrement pas mon esprit plus que ça par la suite. A voir avec la seconde saison.

Black Sails → J'avais déjà visionné la moitié de la série, il suffisait là surtout de me mettre à jour car dès le début j'ai adoré cette série. L'univers est génial, les personnages bien construits, les intrigues bien écrites et bien amenée. C'est une série que j'aime tendrement, qui mélange histoire, épique, politique, et romance. La dernière saison est en cours et je ne l'ai pas encore commencé, je préfère attendre qu'elle soit terminée pour tout voir d'un coup. Je suis bien contente d'avoir pu retrouver son ambiance et ses personnages, vraiment une série que je conseille sur vous aimer les pirates !

Ainsi Soient-Ils → Première originalité de mon challenge de 2017 c'est d'avoir inclus deux séries françaises. J'avais vu la première saison à sa sortie il y a quelques années, et j'avais clairement accroché. On est plongé dans un séminaire catholique, on suit l'histoire de ces jeunes hommes qui veulent devenir à leur tour prêtre, avec des personnages qui nous sortent un peu des clichés qu'on a sur la religion, tout en jouant à certains moments sur les clichés quand même qui font ressortir une certaine vérité. La deuxième saison m'a aussi beaucoup plu, et j'étais contente de retrouver la série après des années en attente. J'ai vu le première épisode de la troisième et dernière saison et je dois avouer que la ligne directrice me plaît un peu moins, d'où le fait qu'elle n'a pas encore été terminée.

Brooklyn Nine Nine → Deuxième originalité de cette année, c'est d'inclure plus de séries humoristiques. Grande amoureuse des séries dramatiques, j'avais envie pour cette année de tester des séries plus légères. La première que j'ai regardé fut donc Brooklyn 99, et ce fut un gros coup de coeur. Des personnages savoureux, de l'humour à en revendre, et une attache certaine pour cette équipe. Contrairement à pas mal de séries comiques américaines, Brooklyn 99 a un cast diversifié, et ne joue pas à surdose sur l'humour raciste, ou grossophobe, ou sexiste, ... comme ça peut être le cas dans Parks and Rec par exemple (que j'aime beaucoup quand même, mais qui est à des moments quand même dérangeante). C'est une véritable régale, avec une belle diversité et une importance des sujets exposés.

Fresh Off the Boat → Autre série humoristique dont j'ai assez peu entendu parler à vrai dire. Elle se place dans les années 90, dans une famille d'origine taïwanaise qui déménage en Floride, dans un quartier résidentiel. Cette série joue beaucoup sur les deux cultures, américaine d'une côté, chinoise de l'autre. On voit la famille essayer de s'intégrer dans cet environnement plutôt riche et principalement blanc, tout en essayant de ne pas perdre leurs origines en cours de route. Les personnages sont attachants, le personnage de Jessica, la mère, est juste excellent et est sûrement le coeur central de la série. C'est une série feel good comme doit l'être une série comique, tout en étant sérieuse dans certains sujets abordés, surtout celui du racisme, de l'assimilation, ... et rien que pour ça elle mériterait d'être plus connue.

   Pour finir cet article déjà long, je parlerai rapidement des deux séries que j'ai décidé d'ajouter dans mon challenge. Premièrement Goblin, qui est un drama coréen (parce que je me suis un peu mise à la culture coréenne, et que plus jeune j'étais fan de drama, je ne pouvais pas passer à côté d'en regarder un). Véritable bijou, c'est magnifiquement filmé, drôle, et émouvant, qui reprend les bases du drama sans tout le temps en surjouer comme c'est souvent le cas (ce qui fait le charme des dramas, mais du coup Goblin pourrait peut-être plaire à un plus grand nombre). La seconde est You Me Her, qui a pour sujet central un couple polygame et polyromantique, ce qui n'a jamais été abordé comme base dans une série. J'en reparlerai plus grandement dans le prochain bilan.


Eléonore
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lundi 24 avril 2017

Dans un océan de femmes


   Il y a quelques temps j'avais fait un article sur les pilots de trois nouvelles séries. Je vous laisse le découvrir ici ci ce n'est pas déjà fait. Sur les trois séries, j'en ai suivi avec assiduité deux, et c'est l'une d'elles que je vous présente aujourd'hui. Big Little Lies, est une mini-série d'une saison seulement, proposé par HBO. Elle était attendue avec impatience par les sériephiles surtout par son incroyable casting. Des grands noms comme Nicole Kidman, Alexander Skargard, Reese Witherspoon. Elle était annoncée comme un mélange de Pretty Little Liars et de Desperate Housewives, ce qui m'avait honnêtement peu donné envie de m'y attarder quand elle a été annoncée vers fin 2016. J'ai vraiment bien fait de me laisser tenter, parce que ce fut une sublime découverte.

    Le scénario de base semble facile. Cinq femmes aux vies et aux caractères différents qui sont liées parce que leurs enfants vont à l'école au même endroit. Pendant sept épisodes on suit donc ces cinq femmes, comprenant rapidement que chacune cache quelque chose, qu'aucune n'a une vie parfaite. En parallèle, un meurtre se dessine. Lors d'une soirée un homme est mort. Mais qui, et part qui ? On comprend rapidement qu'une de ces femmes est liée au meurtre, si ce n'est toutes, et c'est seulement dans les dernières minute du dernier épisode que les réponses tomberont, tout comme les masques, tout comme les secrets. 

   Big Little Lies c'est des vies qui s'entremêlent. Des vies à l'apparence belle, simple, mais quand on creuse on est surpris de voir que la réalité est toute autre. Plus brutale, plus solitaire, plus cachottière. La série navigue entre des sujets relativement simples comme l'adultère, le divorce, le fait d'arriver dans une nouvelle ville, ce que c'est de jongler entre carrière et vie familiale ; mais elle a aussi l'audace de taper dans des sujets forts comme les violences conjugales, les violences psychologiques et physiques, ainsi que le viol. Le tout est mis en lumière dans un cadre magnifique, fait d'océan, de ciel bleu, de couleurs pastelles, qui contrebalancent bien avec les trames plus troubles, plus sombres, qu'offre les intrigues. 

    La maîtrise parfaite de la série est à saluer. Au niveau des couleurs, comme au niveau de la musique. Une très belle b.o souvent donnée par la fille d'une des femmes, qui nous plonge dans une ambiance encore une fois presque colorée, et chaleureuse. L'importance des coupures est aussi présente. Coupures d'images, notamment quand il s'agit du meurtre, entre interview, interrogatoires, et flashbacks pour raconter l'histoire des femmes. Mais aussi coupures dans le son. Les moment forts sont souvent traduits par un manque de son, comme si on voulait nous tenir en haleine, comme si pendant ces moments, on s'arrêter de respirer pour prendre conscience de toute l'importance de ces instants.

    Petit bijou de télévision à mes yeux. Dévoiler le portrait de cinq femmes de façon forte, tout en montrant les faiblesses de chacune, les doutes, les regrets, les ambitions. Portait féministe qui fait du bien à voir, alors que les séries télévisées manquent souvent de femmes fortes, bien construites et bien traitées. Mention spéciale à la dernière scène, qui était d'une beauté et d'une intensité à couper le souffle, en étant en même d'une simplicité déconcertante. Big Little Lies est un gros coup de coeur que je recommande, du genre que j'aimerais voir bien plus.

Eléonore
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